La tâche de l’Église
- 24 juin
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«Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d'Abraham. Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu» (Luc 19:9,10).
La tâche de l’Église du Seigneur Jésus-Christ est la même que celle de son Seigneur, à savoir «chercher et sauver ce qui était perdu». Elle le fait d’une manière différente de lui. Le Seigneur cherchait et sauvait les perdus en mettant en lumière toute la vérité de la grâce de Dieu, mais surtout en accomplissant cette vérité de grâce au travers de sa mort sur la croix. Il mourut comme le substitut (le remplaçant) de son peuple, portant leurs péchés devant Dieu et recevant tout le poids de la colère divine que ces péchés méritent. Tout au long de l’ancienne alliance, des agneaux sans nombre étaient sacrifiés à la place des hommes pécheurs. Dans la nouvelle alliance, le Bon Berger se sacrifie lui-même à la place de ses brebis !
L’Église du Seigneur Jésus «cherche et sauve ce qui était perdu» selon une seule méthode. Elle répète la vérité que Jésus a mise en lumière dans sa prédication et par son sacrifice. C’est la tâche unique que Christ a confiée à son peuple au travers des apôtres : «Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création» (Marc 16:15).
Au lieu de cela, hélas, nous voyons de nombreuses assemblées engagées dans des efforts pour «impacter la culture». On a même vu des émissions de télévision où on fait dire à Christ : «Venez avec moi, et nous allons changer le monde.» Certains hommes pensent que l’Évangile n’est qu’un moyen pour trouver les brebis de Christ et que, une fois qu’on les a trouvées, c’est par d’autres moyens qu’il faut les protéger et les paître. On met alors de côté les messages qui concernent la nature et le caractère de Dieu, ainsi que la personne et l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Au lieu de cela, on sert aux membres de l’assemblée des instructions sur une bonne gestion financière, ou on dénonce tel ou tel péché en particulier, sans parler du divertissement religieux auquel on a recours, avec des spectacles musicaux très élaborés accompagnés de toutes sortes d’effets spéciaux. Il est possible que des gens quittent ces réunions en étant remplis d’enthousiasme et d’excitation, mais ces expériences ne sont pas «la joie du Seigneur» qui est la force de son peuple. C’est seulement l’excitation d’une promesse de «meilleure vie» qui devrait se produire si on obéit aux «principes chrétiens» concernant la finance, la conduite conjugale, l’éducation des enfants, et autres choses de cet acabit. Si ces gens enthousiasmés ont été inspirés, ce n’est pas par «l’Évangile glorieux du Dieu béni éternellement» mais par le talent remarquable de ceux qui les ont occupés avec leur divertissement.
Les chefs religieux de leur époque regardaient le Seigneur Jésus et ses apôtres comme «des hommes du peuple sans instruction». Ni Christ ni ses serviteurs ne cherchent jamais la renommée ou l’influence au-delà de ce que leur accorde la proclamation de l’Évangile. Reconnaissant que le royaume de Christ n’est pas de ce monde, ils ne s’inquiètent pas de ce monde qui passe, mais ils cherchent uniquement les brebis perdues de Christ afin de les sauver hors de ce monde. Et ils font cela au moyen de l’annonce de l’Évangile.
L’Église est encore appelée à cette tâche unique de nos jours. Chercher les brebis du Seigneur et prendre soin d’elles une fois qu’elles ont été trouvées. Toute cette œuvre ne s’accomplit que par la simple annonce de l’Évangile. Cet Évangile de Christ est la puissance de Dieu pour le salut (Romains 1:16). Voyant que le salut englobe tout, depuis la nouvelle naissance (régénération) jusqu’à la glorification à l’image de Jésus-Christ, il est alors inévitable de conclure que la prédication de l’Évangile suffit pour accomplir la totalité du salut : trouver, paître, faire croître et préserver les brebis de Dieu.
Il est à craindre que si le Seigneur survenait au milieu de nous aujourd’hui, il se verrait contraint de dire à son Église : «Je t’ai confié une tâche… » De très nombreux prédicateurs modernes et animateurs religieux se verront un jour obligés de reconnaître qu’ils ont tout fait sauf cette tâche unique.
Lorsque Joseph et Marie trouvèrent le jeune Jésus (alors âgé de 12 ans) dans le temple, il leur dit : «Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ?» Veillons à suivre son exemple !
Joseph Terrell



