Le Pèlerin de Bunyan
- 21 janv.
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Le personnage que John Bunyan présente dans le premier chapitre de son livre «Le voyage du Pèlerin» est symbolique. Bunyan écrit :
«Je vis en songe un homme vêtu d'habits sales et déchirés.»
Cet homme représente tout être humain pécheur dans son état naturel, c’est-à-dire sans Christ. Un tel homme est misérable. Personne dans un état normal ne porte des habits déchirés et sales. Pourtant, si vous êtes sans Christ, vous êtes aussi misérable que le personnage de Bunyan aux yeux de Dieu (Ésaïe 64:6 ; Romains 3:9-18).
Comment cet homme fait-il la découverte de sa misère ? En lisant la Parole de Dieu, qui est la lumière et la vérité. Elle met à nu ce qui est caché. Elle révèle notre véritable état – des êtres rebelles et misérables au plus haut point sur le plan spirituel.
La misère du personnage de Bunyan le tourmente tellement qu'il tourne le dos à sa famille elle-même. Une seule chose le préoccupe : Comment sortir de cette situation ? Ainsi, tout ceux à qui le Seigneur révèle leur misère n'ont plus jamais la paix du cœur.
Qu'est ce qui préoccupe tant cet homme pour le rendre si misérable ? Examinons de plus près ses propos :
«Ma chère femme, et vous, mes chers enfants, que je suis misérable et que je suis à plaindre ! Je suis perdu, et le pesant fardeau qui m'accable est la cause de ma perte. J'ai d'ailleurs un avertissement certain que cette ville où nous habitons va être embrasée par le feu du ciel (2 Pierre 3:7,10,11) ; et que les uns et les autres, moi, et vous, ma chère femme, et vous, mes chers enfants, nous serons misérablement enveloppés tous ensemble dans cet épouvantable embrasement, si nous ne trouvons un asile pour nous mettre à couvert ; or, jusqu'ici je n'en vois aucun.»
Quel est son problème ? Il a découvert le fardeau de la culpabilité de son iniquité. De plus, Dieu va détruire le monde dans lequel il vit. Il n’a donc aucune chance de salut puisqu'il est profondément coupable de ses péchés devant Dieu.
Ami lecteur, savez-vous que ce monde présent se dirige vers une destruction certaine ? Pourtant, au contraire de ce personnage, vous ne sentez pas votre misère au point de vous préoccuper de votre salut en cherchant un refuge sûr.
La vie continue, tout semble normal, rien n’a changé depuis des millénaires. On ne se soucie de rien. Pourtant Dieu a donné un avertissement clair qu’il détruira cette terre. Prenez garde de ne pas tomber dans le grand piège de l'insouciance !
Après la lecture de la Parole Dieu, l’homme de Bunyan se préoccupe-t-il d’amasser des trésors et des richesses de ce monde ? Non ! Il cherche maintenant comment atteindre le ciel et échapper à la colère à venir.
Que cherchez-vous dans ce monde ? Les richesses, la gloire, la célébrité, autre chose encore ? Toutes ces choses sont vouées à la destruction, à l’attaque de la rouille et de la teigne. En revanche, celui qui cherche et trouve la vie éternelle la possède pour l’éternité. Qui la lui arrachera ?
Cherchez-vous le royaume des cieux et sa justice ? Si oui, vous êtes heureux, car c'est le seul bonheur vrai et authentique.
Dans sa démarche, le Pèlerin de Bunyan entre en conflit avec sa famille et ses concitoyens, qui tentent de lui enlever sa préoccupation, allant jusqu’à utiliser la persécution pour arriver à leur fin. Mais c’est en vain qu’ils agissent, car même cela ne parvient pas à le ramener «à la raison».
Ami chrétien, le monde vous réclamera toujours et, s'il ne parvient pas à vous ramener à lui par la séduction, il utilisera la persécution pour que vous abandonniez la foi en Christ. Tenez ferme et priez sans cesse. Priez même pour ceux qui vous persécutent. C’est ce que fait le personnage de Bunyan.
Il rencontre maintenant Évangéliste, qui lui demande pourquoi il pousse des cris lamentables ?
La réponse du Pèlerin donne plus de précisions sur ce qui le préoccupe tant :
«Monsieur… je vois par le livre que j'ai entre les mains que je suis condamné à la mort, et qu'ensuite je dois comparaître en jugement (Hébreux 9:27). Je ne saurais me résoudre à la première, et ne suis nullement préparé au dernier (Ézéchiel 22:14). C'est que je crains que le fardeau que je porte ne me fasse enfoncer plus bas que le sépulcre, et ne me précipite jusqu'au fond des enfers. Or, Monsieur, si je ne suis pas seulement en état de souffrir la prison, combien moins pourrais-je soutenir le jugement et en subir l’exécution ? Voilà ce qui me fait pousser tant de gémissements.»
À cette réponse, Évangéliste lui présente l’Évangile, dont le contenu consiste en trois choses : Il lui demande de fuir la colère à venir. Puis, il lui montre par où se diriger pour fuir. Enfin, il lui enjoint de s'attacher à une porte, à une lumière et à elle seule, et de ne pas s'en détourner.
Voici donc, ami lecteur, la direction à suivre pour fuir la colère à venir. Fuyez vers Christ, qui est la porte. Venez à Jésus-Christ si vous voulez échapper à l'enfer et à la destruction de ce monde. Où était Noé pendant le déluge ? Dans l'arche. Quand y entra-t-il ? Une fois que les eaux commencèrent à tomber ? Non, il entra avant même que la première goutte de pluie ne survienne sur la terre.
Qu'attendez-vous pour entrer dans la vraie arche de Dieu ? Attendez-vous le commencement de la destruction de ce monde ou que la mort vienne frapper à votre porte ? Jésus-Christ est la vraie arche. Comme Noé, n'attendez pas avant d'entrer ; faites-le dès aujourd'hui. Venez à Christ, aujourd'hui même, tel que vous êtes, et recevez le salut.



